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Paris Regtech Forum 2019 : les regtech au soutien des directions juridiques

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Si les échanges nés entre juristes et start-up à l'occasion de la première édition du Paris Regtech Forum ont nourri beaucoup d'espoirs quant au développement de l'écosystème regtech, beaucoup de choses restent encore à faire pour assurer son développement.

La plénière d'ouverture du Paris Regtech Forum a permis de faire le point sur les évolutions depuis la précédente édition.
Pour Benjamin Jean, président d'Open Law, qui a ouvert l'événement, le bilan est plutôt positif même s'il faut aller plus loin : « Nous avons réussi à réunir tous les acteurs en 2018 pour avoir un véritable écosystème sur le même modèle que celui que l'on a construit avec les legaltech.  Maintenant, le défi consiste à arriver à ce que cette communauté hétérogène (professionnels du droit, strat-up) produise ensemble de la valeur ».

Une nécessaire digitalisation de la direction juridique

L'avènement des regtech est une véritable opportunité pour les directions juridiques, selon Bénédicte Wautelet, Directrice juridique du Groupe Figaro et Vice-présidente du Cercle Montesquieu, qui y voit un moyen de répondre au mille-feuille législatif et réglementaire (Loi Sapin 2, RGPD). « La direction juridique doit digitaliser ses outils. Ça change la manière de travailler du juriste qui doit s'adapter car il peut également être DPO et/ou en charge de la compliance. Par conséquent, il doit se former à la technologie. Cela lui permet également de mieux comprendre les enjeux opérationnels de son entreprise ». Parmi les outils nécessaires au juriste, elle cite notamment les outils de convocation aux AG, de cartographie, d'alerte, de privacy by design ou encore des contrathèques avec des fonctionnalités d'échéances et de signatures. Des solutions qui doivent êtres « intuitives, agiles, efficaces opérationnellement dans un environnement sécurisé ».       

Marc Mossé, Senior Director Government Affairs, Assistant General Counsel pour Microsoft Europe et Président de l'AFJE, abonde dans ce sens, insistant aussi sur la nécessité de former les juristes au numérique  : « Les outils numériques sont le support de la transformation. A l'AFJE, nous essayons de développer une culture du numérique chez les juristes depuis 4 ans au travers de la formation. Par ailleurs, il faut développer le dialogue avec les regtech afin de parvenir à une compréhension mutuelle. Il est important que les juristes soient des innovateurs ».

Quant au développement des regtech, il passe par la collaboration avec les juristes mais aussi par un rôle accru des régulateurs qui doivent à la fois structurer l'écosystème tout en permettant aux start-up et grands groupes de travailler ensemble. « La consolidation du marché prendra du temps parce qu'aujourd'hui les champions de demain ne sont pas visibles », conclut Jean-David Chamboredon, Coprésident de France Digitale.

Arnaud Dumourier (@adumourier)