Olivier Hayat, associé, Delcade : « La principale motivation pour rejoindre Delcade a été de me lancer un nouveau challenge entrepreneurial »

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Le Monde du Droit a interviewé Olivier Hayat, qui a rejoint récemment le cabinet d'avocats Delcade en tant qu'associé. Olivier Hayat arrive pour renforcer la pratique en IT/IP.

Pourquoi avez-vous décidé de rejoindre Delcade ?

La principale motivation a été de me lancer un nouveau challenge entrepreneurial, mais cette fois-ci, dans une dynamique d’équipe. Celle composant Delcade m’a paru en phase avec cette logique à plusieurs niveaux. D’une part, au niveau du modèle collaboratif du cabinet, lequel concilie un collectif fort à taille humaine, tout en assurant une indépendance dans la gestion de sa clientèle, ce qui m’était essentiel après plusieurs années d’exercice individuel. D’autre part, au niveau des compétences puisque les associés de la structure sont tous des experts confirmés en leur matière, ce qui me permet également de proposer à mes clients un panel de services plus larges et donc, de pouvoir développer ma présence à leur côté. Enfin, parce que de nombreux outils internes sont mis en place pour se concentrer sur l’essentiel, à savoir les dossiers !

Pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

Après avoir prêté serment en 2006, j’ai intégré un cabinet de niche en droit informatique puis rejoint, dès 2008, le département Propriété Intellectuelle – Médias – Technologies du Cabinet NomoS où j’ai été collaborateur pendant 6 ans. Cette dernière expérience a été majeure car elle m’a permis d’intervenir pour des clients prestigieux sur des dossiers souvent complexes. En 2014, j’ai posé ma plaque avec l’ambition de créer un cabinet boutique en droit du numérique et de la propriété intellectuelle : j’ai pu développer ma clientèle en toute liberté, cherchant à allier la forte exigence à laquelle j’avais été formé tout en créant une relation intuitu personae et réactive avec mes clients. Cette ambition reste identique en rejoignant Delcade.

Qui a le plus influencé votre carrière ?

Les associés qui m’ont formé chez NomoS : si je devais citer un nom en particulier, cela serait Eric Lauvaux dont l’exemple d’exigence, à la fois professionnelle et confraternelle, m’a appris à constamment m’assurer de la parfaite réalisation du travail, sur le fond comme sur la forme, avant de cliquer sur le bouton « Envoyer » de ma boîte email ! Et il va de soi que si l’on évoque l’influence, j’ai inévitablement une pensée pour mes parents, lesquels m’ont inculqué le goût du travail comme une valeur d’épanouissement incontournable.

Quel est votre meilleur souvenir dans votre carrière ?

Mon meilleur souvenir concerne un récent dossier contentieux où je représentais un client accusé de piratage informatique et qui avait mis en place un arsenal juridique impressionnant contre lui. Durant les trois années qu’a duré ce contentieux, j’ai plaidé sa cause pas moins de 8 fois : aux fins de faire annuler des expertises conduites par la partie adverse, d’empêcher que des mesures coercitives soient prises à son encontre en référé ou encore d’obtenir sa relaxe sur le plan pénal. Chaque succès devait être mis de côté dans l’attente la nouvelle plaidoirie à venir : un marathon qui s’est soldé par un succès sur tous les volets et une forte indemnisation qui a récompensé mon client.

Qui conseillez-vous ?

A la fois pour des start-up en création ou au stade de levée de fonds, pour des PME mais également pour de nombreux grands comptes. Leurs secteurs d’activité sont assez variés : j’interviens notamment, côté clients, dans l’intérêt d’acteurs reconnus du luxe, de la presse ou du secteur bancaire ; côté prestataires, je conseille des intégrateurs, des acteurs du numérique (notamment des plateformes) et des régies publicitaires.

Quels sont vos objectifs pour ce cabinet ?

Ils sont nombreux mais deux se dégagent particulièrement. J’ai vraiment pour ambition que mon expertise serve au mieux l’offre déjà existante de Delcade sur Paris et renforce la présence en droit du numérique au sein de la région bordelaise, dont le cabinet est originaire. Un autre objectif est de pouvoir intervenir en équipe afin d’apporter aux associés plus de transversalité dans le cadre d’opérations, notamment de fusions-acquisitions ou d’accompagnement de fonds d’investissements.

Propos recueillis par Arnaud Dumourier (@adumourier)  

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