La « résilience opérationnelle mondiale à l’épreuve COVID-19 »

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Le nouveau rapport de Norton Rose Fulbright intitulé « la résilience opérationnelle mondiale à l’épreuve COVID-19» - dévoile comment les institutions financières internationales organisent leurs activités pour mieux faire face à la COVID-19.

Un échantillon représentatif de cadres supérieurs et de spécialistes de la gestion des risques et de la conformité provenant de 50 institutions financières internationales a répondu à l'enquête, qui se concentrait sur sept grands domaines :

  • Gouvernance et administration
  • Budgétisation annuelle
  • Personnel et services support essentiels
  • Sous-traitance et systèmes
  • Évolution réglementaire et directives
  • Principaux défis et zones d’incertitudes
  • Expérience acquise

Alors que 38% des personnes interrogées estimaient que leur entreprise disposait d’un système de réponse opérationnelle partiellement efficace avant la pandémie, la même proportion a confirmé que ce système était soit « en développement », soit « en voie d’amélioration ». En conclusion, la pandémie a suscité une réponse solide de la part du secteur des services financiers, 80% des répondants déclarant que leurs entreprises ont désormais amélioré leur gouvernance en raison de la crise.

« La pandémie a incité à une réflexion en profondeur sur la question de la continuité de services. La question que les institutions financières doivent se poser est la suivante : l'institution peut-elle absorber les chocs opérationnels lorsqu'ils se produisent tout en continuant à fournir le même niveau de services à ses clients et aux marchés concernés ? Les institutions financières devront continuellement tester leur capacité à rester dans leurs zone d’acceptabilité à travers une gamme de scénarios de perturbations graves mais plausibles. Ces domaines seront encore plus pertinents au fur et à mesure que de nouvelles règles, parfois plus contraignantes, entreront en vigueur au cours de l'année dans les pays du monde entier », explique Lisa Lee Lewis, responsable du comité de gestion des risques chez Norton Rose Fulbright.

La gestion des parties prenantes externes et des tiers, de la connectivité informatique, des déplacements professionnels, ainsi que la supervision et l’administration figuraient parmi les quatre domaines dans lesquels les personnes interrogées avaient connu des difficultés au cours de la première phase de la pandémie.

En outre, les personnes sondées avaient identifié les risques liés à certains comportements, à la cyber sécurité et à la protection des données, aux flux de trésorerie et la rentabilité, et l'impact des provisions pour pertes sur prêts comme étant les principaux domaines de préoccupation à long terme.

De même, les personnes interrogées s'attendaient un renforcement des mesures réglementaires et de leur application dans les domaines de la gestion des risques, de la technologie et des systèmes de gestion, des régimes de responsabilité et des risques de criminalité financière.

Compte tenu des perturbations durables causées par la pandémie, plus de 70% des sondés s’attendent à ce que leurs organisations augmentent leur budget de réponse opérationnelle en 2021.

« La pandémie actuelle a pour conséquence d’obliger les entreprises à tester leurs plans d’urgence en temps réel. Cela les a incités à commencer à cartographier, tester et renforcer leurs systèmes de réponse opérationnelle, souvent en anticipation de nouvelles règles. Celles qui ont globalement bien réagi à cette crise constatent que les fondements solides de leur réponse opérationnelle étaient déjà posés », commente Jonathan Herbst, responsable mondial de la régulation des services financiers.
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